Critique de Don Giovanni (2014)

Pour autant, le jeu des chanteurs, la succession des tableaux, l’enjeu des situations sont réalisés sans accroc grâce essentiellement à l’excellente direction musicale de la jeune chef d’orchestre Debora Waldman. Son expertise assure cette tension musicale nécessaire à la réussite du spectacle. La baguette accomplit un tour de force. La vision est claire, articulée, douée de nuances et d’un vrai souci de la continuité comme de l’architecture dramatique. Le si difficile finale du I avec la juxtaposition des danses en est l’élément le plus emblématique : à la fois détaillé et très expressif.

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Des complexités rythmiques et polytonales inventées par Darius Milhaud qui ont trouvé en Debora Waldman une bonne médiatrice à la baguette souple et précise.

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Outre la plénitude dense et riche de la matière orchestrale, Debora Waldman se montre soucieuse de progression, soignant par exemple, les éclats crépusculaires d’une partition infiniment moins décorative qu’on l’a dit (superbes accents « nocturnes » -dans le style du Songe d’une nuit d’été-, du 3ème mouvement, avec la reprise des sonneries de cor, parfaitement placées)…

Dans le Presto final, le geste est vif tout en étant économe, battant jusqu’à son plein essor, le feu du saltarello fameux, fièvre musicale (Tarentelle napolitaine) que la jeune femme sait transmettre à tout l’orchestre et au public, touché par sa grâce captivante. Soirée mémorable.

Classiquenews.com.

Il est impossible de ne pas noter le minutieux travail réalisé par la chef d’orchestre Debora Waldman. Avec une gestuelle claire et précise, Waldman a garanti la vitalité et l’énergie que les situations musicales de cet opéra exigent, et a assuré la cohésion entre l’Orchestre Académique et les chanteurs, même avec très peu de répétitions.

« Gazeta Mercantil » (Brésil)

Dynamisme et grâce dans Rita, opéra comique de Donizetti.

Une production qui repose sur la qualité de la distribution et de la direction de Debora Waldman.

À la bonne prestation des trois interprètes, a répondu la sûreté de la direction de Debora Waldman, jeune chef née à São Paulo, qui a fait ses études en Israël et en Argentine, aujourd’hui assistante de Kurt Masur en France. Dans ses mains, l’Orchestre Académique a obtenu un très bon résultat. Le spectacle culmine dans le brillant finale  »Ma tu dei la mia ricetta ».

O Estado de São Paulo (Brésil)